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Zootopie est un Disney incontournable, et voilà pourquoi…

 

 

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Tout d’abord, un petit mot sur l’âge. Il est indiqué à partir de 6 ans, mais si, comme mon fils, votre enfant est capable de faire preuve d’une certaine patience devant un long-métrage, je pense qu’à partir de 4 ans, il est quand même possible d’en profiter. Certains scènes sont un peu « speed » (style gros animal qui sursaute au premier plan) qui feront probablement sursauter certains enfants, mais il n’y a en réalité pas de véritable traumatisme à craindre. En fait, quand on y repense, les premières parties de Rox et Rouky, ou de Bamby, ou même Dumbo, étaient bien plus émotives que les derniers longs métrages. De toute façon, la première scène donnera immédiatement le ton, avec un moment de course-poursuite justement assez prenant, mais qui se termine vite très bien.

Très rapidement, le ton est donné sur la qualité visuelle. Evidemment, les personnages étant tous des animaux, les fourrures sont impressionnantes de détails, comme l’ensemble des éléments visuels. C’est à mon sens une qualité inégalée, mélange entre un réalisme et la touche « trognon » des designs des personnages. Pour vous donner un aperçu, les personnages semblent plus « réalistes » que dans les Madagascar de Dreamworks, mais leur rendu global les rend assez cartoonesques malgré tout.

En parlant de l’univers, d’ailleurs, certains ne seront pas sans percevoir des parallèles avec cette excellente bande dessinée : Black Sad. Comme dans cette BD, Zootopie s’appuie sur le classique (surtout mis en avant historiquement par Disney) qui vise à mettre en scène des animaux, mais humanoïdes. La proximité ne s’arrête pas là car, comme dans Blacksad, Zootopie déroule petit-à-petit une véritable enquête. D’ailleurs, le fait de mettre en scène des animaux n’est pas qu’un prétexte visuel, mais je n’en dis pas plus… En tout cas, c’est très intelligemment construit, notamment autour de cette ville où se déroule l’intrigue (Zootopie), qui promet à chacun d’être reconnu en tant qu’individu : tout est adapté pour toutes les tailles et chacun peut vivre en société avec ses spécificités.

Comme d’habitude avec les Disney, on peut identifier rapidement quelques thèmes, articulés sur des niveaux de lecture différents, pour répondre à des attentes des parents et des enfants. Là où j’avais trouvé cela très marqué, c’était pour le Pixar Vice-versa. Dans Zootopie, ce n’est évidemment pas du tout aussi poussé, mais croyez-moi, tout le monde s’y retrouve.

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Durant tout le film, on suit un personnage lapin (une lapine pour être précis : Juddy Hopps) qui tente de se faire une place dans le monde de la police, où sont plutôt présents les « poids lourds » de la faune : buffles, éléphants, rhinocéros, et autres félins de gros niveau. Evidemment, la lapine n’est pas prise au sérieux par ses nouveaux collègues, malgré sa vocation, qui prend racine dans son enfance (on suit tout ça de manière chronologique dans le film). Elle ne va pas tarder à rencontrer un autre personnage (renard) avec qui elle va composer une recette miracle de ce genre de films : le duo improbable. Tout cela est animé dans un scénario avec beaucoup de finesses, un lot de surprises, sans temps morts, et avec de véritables surprises, jusqu’à la fin.

Les valeurs, très très éloignées de l’opposition brute du bien contre le mal, présentes dans le film sont :

  • le racisme : selon la race des animaux, il y a énormément de préjugés, qui se vérifient parfois d’ailleurs…
  • la confiance en soi et la lutte contre ses peurs ;
  • la remise en question de ses propres opinions, et les a priori ;
  • les conséquences et les évolutions des faits du passé.

L’ambiance est incroyable. On vit le dessin animé (on ne l’a pas vu en 3D) littéralement avec des couleurs choisies avec un soin que l’on sent très poussé ; j’en veux pour preuve le sentiment que l’on a lors d’une scène où Juddy arrive pour la première fois à Zootopie, dans un train avec vue panoramique (sans doute pour que les girafes puissent voir l’extérieur pendant qu’elles prennent le train). Bluffant !

Les moindres détails sont extrêmement bien traités également : j’ai particulièrement apprécié les « iPhone » (avec, comme logo, une carotte croquée) et les rendus des interfaces des smartphones sous Android, bien plus crédibles que dans tous les films et séries que l’on peut voir ! Par ailleurs, j’adore l’intégration locale qui est désormais faite des films d’animation : les parties « lisibles » dans les films d’animation sont localisés et traduit en français dans l’image : la réelle impression de ne pas vivre une adaptation, ce qui favorise totalement l’immersion (par exemple, l’écriture sur un mug, origine d’un gag, est bien faite en français dans l’image). A ce sujet, les touches d’humour sont régulières (peu accessibles, pour le coup, à de jeunes enfants : pas de tarte à la crème dans la tête…) : je me suis notamment mis à hurler de rire dans la salle durant une scène à la Préfecture. Il faut dire que ça fait tellement bien écho à la réalité…

Je mettrais clairement un 10/10 si jamais on notait les films sur smartdads (ça se saurait) mais le mieux est probablement que vous alliez le voir en famille. A vos risques et périls pour ne pas avoir envie d’acheter les produits dérivés qui pourraient vite inonder les magasins.

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Photo du profil de Guillaume Vendé

Papa de Léandre (né en 2012) et amoureux des usages des nouvelles technologies. J'anime les podcasts Tech Café (sur la tech) et "Comme des poissons dans l'eau" (une émission qui parle de tout ce qui vous fait du bien).


3 thoughts on “Zootopie est un Disney incontournable, et voilà pourquoi…

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